A Lens, à Liévin, à Loos-en-Gohelle, nous avons contribué à une inversion du regard : ce qui était considéré comme l’arrière-plan est devenu une façade et le lieu de la reconquête. En donnant le statut de paysage aux anciennes voies de la mine, nous avons aussi changé le statut des cités, et des quartiers en devenir. Les élus ont évoqué un « archipel vert », et cette image partagée semble avoir changé la perception des habitants de ce territoire.
Le même paradoxe existe à l’échelle du bassin minier. Les vestiges de la mine offrent aujourd’hui la possibilité d’une recomposition paysagère digne de l’industrie triomphante. Les terrils peuvent être considérés comme de parcs en puissance tant le végétal, spontané ou cultivé, y est présent. Bout à bout, ils formeraient une chaîne remarquable. Ce qui valait ainsi pour Euralens Centralité, prend ici une autre dimension. Comment ne pas penser aux grands systèmes de parcs qui ont donné la structure exemplaire des territoires urbains de Boston, Chicago ou Washington ?
Cette métamorphose, pour devenir tangible, nécessite un long travail de recomposition et une écriture élémentaire.
Euralens (2013-2015)
Pôle Métropolitain de l’Artois (2017-2021)
MDP Michel Desvigne Paysagiste (mandataire)
IHA Inessa Hansch Architecte, Urbaniste
Pro Developpment, Programmiste
Biotope, Ecologue
Périmètre de réflexion : 99 700 ha
Périmètre d’intervention : 35 000 ha
Grande boucle de cheminement : 60 km
Surface totale des 7 parcs : plus de 2200 ha
le parc Centralité autour du Louvre-Lens, 175 ha, 10 km de parcours
le parc Souchez aval, parc canal de 300 ha, 10 km de parcours
le parc Souchez-amont, 200 ha, 3 sites de mémoire reliés par une boucle de 15 km
le parc Canal de la Deûle, 400 ha, 15 km de parcours
le parc Arc sud / Véloroute 31, 250 ha, 15 km de parcours
le parc Artois sud, 500 ha, 10 km de parcours
le parc vallée de la Lawe, 500 ha, 20 km de parcour